Guide de la parentalité positive

Réserver un accompagnement parental

PARENTALITÉ POSITIVE

Parentalité positive, communication non violente, bienveillance éducative, sont des mots que l’on entend de plus en plus.

Qu’est-ce que la parentalité positive ?

Le but commun de ces 3 termes est de pouvoir aider les parents à trouver une harmonie familiale. Il est parfois difficile pour les parents de faire face aux émotions de leurs enfants. Pourtant, elles sont essentielles dans leur développement, et il est important de les écouter, de ne pas les nier.

Aujourd’hui, les neurosciences nous éclairent sur la construction de l’affectivité de l’enfant, sur le rapport à soi, à l’autre, la capacité à gérer les émotions en fonction de l’âge, et sur comment comprendre et accueillir celles d’autrui. Plusieurs auteurs nous apportent des réponses sur le sujet et permettent aux parents de trouver des solutions pour aider leurs enfants à gagner en autonomie, en épanouissement personnel, en confiance en soi, à les accompagner dans leur développement et leurs apprentissages au travers d’un respect mutuel.

La bienveillance « consiste, résume Catherine Gueguen, « à porter sur autrui un regard aimant, compréhensif, sans jugement, en souhaitant qu’il se sente bien, et en y veillant » source

 

La parentalité positive c’est dire à nos enfants ce que nous attendons et non ce que nous ne souhaitons pas afin d’éviter les confusions. Il s’agira de parler en langage « positif » pour transformer les interdits en règles.

Selon Marshall Rosenberg qui en est le créateur :

« La Communication Non Violente, c’est la combinaison d’un langage, d’une façon de penser, d’un savoir-faire en communication et de moyens d’influence qui servent mon désir de faire trois choses : me libérer du conditionnement culturel qui est en discordance avec la manière dont je veux vivre ma vie ; acquérir le pouvoir de me mettre en lien avec moi-même et autrui d’une façon qui me permette de donner naturellement à partir de mon coeur ; acquérir le pouvoir de créer des structures qui soutiennent cette façon de donner»

 

Etre parent est une aventure complexe au cours de laquelle nous essayons de faire de notre mieux. Mais il n’est pas toujours facile quand la fatigue et l’épuisement se font sentir de prendre sur soi et de poser des limites respectueuses. Il est démontré que la peur et la souffrance enfreignent les centres de l’apprentissage du cerveau. Un enfant qui reçoit une fessée, est un enfant qui développera de la crainte.

Quelques astuces pour faciliter les échanges avec votre enfant

  • Se mettre à sa hauteur et se rapprocher pour lui parler (tout près de lui
  • Parler d’une voix calme et posée.
  • Le laisser s’exprimer, écouter ses peurs, sa colère, ses émotions.
  • Décrire les conséquences de ses actes sans émettre de jugement .
  • Utiliser les comptines si vous êtes énervé afin de transformer la colère en énergie positive .
  • Utiliser le jeu pour permettre à l’enfant de faire ce que vous attendez de lui .
  • Ne le pressez pas, laissez lui le temps. A vous d’anticiper vos attentes en l’informant assez à l’avance. .
  • N’hésitez pas à mettre en place des routines quotidiennes pour augmenter son autonomie .
  • Laissez lui le choix, les enfants adorent décider (tu veux d’abord mettre tes chaussures ou ton manteau ?) .
  • Parler de façon positive afin de lui donner des règles et non des interdits.
  • Et SOURIEZ

Nous l’avons déjà dit, il est important que l’enfant puisse exprimer sa colère.

Plusieurs outils peuvent donc être utilisés :

• Coussin de la colère

• Bouteille de retour au calme

• Cartes de la colère

• Roue des émotions …

 

Conséquences des punitions et contrôles de l’enfant 

Le changement de comportement de l’enfant n’en sera que passager. Il n’y aura aucun bénéfice dans le temps. Le tout petit va apprendre à éviter la source de sa crainte mais n’en comprendra pas le sens, ni la règle. . L’enfant va développer de la peur, de la culpabilité et aura peur de ne plus être aimé. . Ce comportement engendre une notion de pouvoir de la part de l’adulte.

Alors comment réagir ?

 

Tout d’abord, il est important de considérer le bébé ou l’enfant comme un être humain, comme une personne compétente. Il est important de comprendre son comportement car il exprime un besoin. Le rôle de l’adulte sera de le soutenir, et de l’aider à trouver des moyens bienveillants pour l’accompagner au mieux. N’hésitez pas à vous entourer de personnes bienveillantes, qui auront une vision commune de la votre, avec qui vous pourrez échanger sans jugement.

Il est important de prendre conscience de nos gestes, de nos paroles, et des conséquences qui en découlent. Gardons à l’esprit que l’enfant ne fait pas les choses avec de mauvaises intentions, il est incapable de gérer les émotions qui le submergent. Aider les à en prendre conscience, accueillons leurs émotions avec empathie et donnons à nos enfants toute la sécurité physique et affective nécessaires.

« L’obéissance n’apprend pas l’autonomie, à être responsable de ses actes, mais au contraire favorise la soumission »

« Des adultes bienveillants, soutenants, participent au bon développement d’une région cérébrale impliquée dans le sens moral et l’empathie. »

« L’enfant a d’abord besoin de guides, d’adultes qui donnent l’exemple par leur comportement bienveillant, d’adultes patients qui savent que de nombreuses années sont nécessaires pour devenir un adulte responsable. »

« L’enfant voit le monde depuis ses propres yeux.

Gardons-nous de juger ses réactions.

Ecoutons d’abord. Cherchons à identifier ce qu’il vit, comment il associe les choses, ce qu’il ressent et ce qu’il se dit » Isabelle Filliozat

Au coeur des émotions de l’enfant

  • Distinguez l’enfant de ses actes
  • Décrivez ce qui vient de se passer de façon objective et utilisez le « je » plutôt que le « on » lorsque vous vous adressez à l’enfant.

 

Exemple : je vois qu’il y a de l’eau par terre. La serpillère est dans la cuisine.

  • Tournez les interdits de façon positive. Exemple : Marche quand tu passes près de la piscine. Le cerveau ne comprend pas la négation, donc si vous leur dites « ne cours pas près de la piscine », ils entendent « cours ».
  • Ne niez pas les émotions de vos enfants. Vous pouvez utiliser ce cahier imaginé par Virginie Limousin et Isabelle Filliozat conçu pour les enfants et comprenant un livret pour les parents.
  • Fixer les règles à l’avance afin qu’elles soient connus de tous.
  • Elles doivent être établies en concertation avec toute la famille.
  • Il ne doit pas y avoir d’interdits (formulation positive et claire). Par exemple : Chaque personne présente dans cette maison possède un vocabulaire suffisamment riche pour éviter les insultes.
  • Elles doivent être écrites mais aussi illustrées

 

Comment établir des règles ?

  • Les afficher dans un endroit visible de tous.
  • Les règles doivent être respectées par les enfants comme les parents (donnons l’exemple).
  • Si l’une d’entre elles n’est pas respectée, vous pouvez choisir de vous réunir afin d’en discuter (sans jugement ni excuses publiques). Et trouver ensemble, un réajustement de cette règle en gardant à l’esprit de trouver une solution constructive et non punitive.

Je suis et reste convaincue que nous avons tous les clés en mains pour avancer ensemble vers une éducation bienveillante et positive où chaque enfant sera libre d’exprimer ses émotions et de gagner en autonomie, confiance en soi et épanouissement personnel. Et où chaque parent pourra être écouté et soutenu sans jugement afin de trouver les outils permettant de semer le bonheur dans sa famille.

Une dernière chose …

Ne vous comparez pas aux autres (famille, amis, enfants de .. ), ne vous laissez pas submerger par les commentaires d’autrui. Ayez confiance en vous, en vos enfants, écoutez votre coeur.

Vous êtes les personnes les mieux placées pour savoir ce qui est bien ou non pour votre famille. Le principal est d’être en harmonie avec vos valeurs, vos pratiques et votre coeur. VOUS êtes les meilleurs parents pour vos enfants.

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